
Guide
Le Toshiya est un événement traditionnel où des experts en Kyudo (tir à l'arc japonais) tirent sur des cibles (Dai) installées sur le côté ouest du temple Sanjusangen-do (Rengeo-in) à Kyoto. Aujourd'hui, il est principalement connu sous le nom de « Daiichi Taikai », qui se tient généralement le dimanche le plus proche du troisième dimanche de janvier. Lors de ce festival, les jeunes hommes et femmes de 20 ans rivalisent de talent, et la vue de ces jeunes femmes tirant l'arc dans des tenues magnifiques comme le Furisode ou le Hakama est devenue une scène emblématique de l'hiver à Kyoto. Cette tradition, qui remonte à l'époque d'Edo, célèbre la transmission du savoir-faire martial à travers les âges.
Bien que les origines du Toshiya fassent l'objet de diverses légendes, on raconte qu'en 1156 (ère Hogen), un personnage de Kumano aurait traversé avec succès une série de flèches sous les avant-toits du Sanjusangen-do. À l'époque d'Edo, les compétitions de tir à l'arc étaient extrêmement populaires, les guerriers de différents domaines (Han) s'affrontant pour l'honneur de leur lignée. Par exemple, la rivalité entre les samouraïs des domaines de Kiyosu et de Kishu a captivé la société de l'époque. Les archives mentionnent notamment que le guerrier Wasa Noritō, du domaine de Kishu, a établi un record historique en parachevant 8 133 flèches sur 13 053, un record qui reste gravé dans l'histoire. Le Toshiya est donc bien plus qu'une simple compétition : c'est un rituel historique symbolisant l'esprit et le prestige des clans de samouraïs.
Le moment le plus spectaculaire est le tir simultané de flèches vers des cibles situées à 60 mètres de distance. Lors des éliminatoires, la tension est à son comble lorsque 12 archers tirent en même temps sur quatre cibles. Lors des finales, la difficulté augmente avec des cibles de plus en plus petites (passant de 1 mètre à 79 cm, puis à 50 cm), mettant à l'épreuve la précision extrême des participants. Le contraste entre la rigueur du tir et la beauté des tenues traditionnelles (Kimono, Hakama) des jeunes participants offre un spectacle de la beauté esthétique japonaise.
Le festival a lieu chaque année autour du troisième dimanche de janvier. Cette période coïncide souvent avec la cérémonie du « Yanagi no Okaji » au Sanjusangen-do, imprégnant l'atmosphère d'une spiritualité particulière. Comme le climat à Kyoto est très froid en janvier, il est impératif de prévoir des vêtements chauds pour l'observation en extérieur. Bien que les événements se déroulent généralement en journée, les horaires peuvent varier selon l'avancement de la compétition ; il est donc conseillé de vérifier les informations locales le jour même.
Bien que le public ne puisse pas pratiquer le tir à l'arc lui-même, vous pouvez observer de près la maîtrise technique des archers avec le temple Sanjusangen-do en toile de fond. En janvier, vous pourrez également découvrir la dimension spirituelle de la cérémonie du « Yanagi no Okaji », une prière pour la santé et la longévité devant la statue de la déesse de la compassion (Kannon). C'est une occasion idéale pour s'immerger dans la culture et l'esthétique du Japon traditionnel.
Le lieu se situe à l'ouest du temple Sanjusangen-do, un trésor national de 121,7 mètres de long. Le quartier environnant est riche en temples historiques et en rues traditionnelles, ce qui en fait une base idéale pour votre tourisme hivernal à Kyoto. Pour l'accès, vous pouvez utiliser le bus de la ville de Kyoto depuis la gare de Kyoto (environ 20 min, 230 JPY) ou le métro (environ 15 min, 260 JPY).
Note importante : l'observation se fait en extérieur. Prévoyez des vêtements très chauds (manteaux épais, gants, chaufferettes) et des chaussures antidérapantes. Le respect du silence est de mise car il s'agit d'un lieu de culte. Les paiements dans les environs acceptent généralement les cartes bancaires, les cartes IC de transport et les espèces.