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L'Oharae-shiki est un rituel sacré basé sur la pensée traditionnelle japonaise. En juin, il est spécifiquement appelé « Nagoshi no Harae » (Purification de l'été) et est célébré dans les sanctuaires de tout le pays autour du 30 juin, marquant le milieu de l'année. Le but est de purifier le corps et l'esprit des « kegare » (impuretés ou malchance) accumulés pour retrouver un état de pureté originelle.
La caractéristique principale est le passage sous le « Chinowa », un grand cercle de paille installé dans l'enceinte du sanctuaire. En passant sous ce cercle fait de graminées, on élimine les impuretés de la demi-année passée et on prie pour la santé et la longévité pour les six mois à venir. C'est un symbole de la culture de la pureté chérie par les Japonais depuis l'Antiquité.
Les origines de l'Oharae remontent à des textes anciens comme le Kojiki et le Nihon Shoki. Le rituel a été institutionnalisé dès l'an 701. C'est une tradition millénaire qui témoigne de la continuité de la culture japonaise.
Le moment fort est sans conteste le « Chinowa kuguri » (passage sous le cercle de paille). Visuellement, l'image de ce grand cercle de paille est très impressionnante. Certains sanctuaires pratiquent aussi le « Hitogata nagashi », où l'on écrit son nom sur un papier en forme humaine pour y transférer ses impuretés avant de les brûler ou de les laisser flotter sur l'eau.
Certains lieux proposent des variantes uniques, comme le passage de véhicules sous un grand cercle de paille pour la sécurité routière, ou des cercles géants de 5 mètres de diamètre comme au sanctuaire Kitano Tenmangu à Kyoto.
Le mois de juin marque l'arrivée de l'été et de la saison des pluies au Japon. Bien que l'humidité soit élevée, l'atmosphère dans les sanctuaires est rafraîchissante. Selon les lieux, vous pouvez assister à des cérémonies de jour ou de nuit, certaines offrant une ambiance mystique et nocturne.
Pour le rituel, la méthode standard consiste à passer trois fois en dessinant un mouvement en forme de